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  • AKKA - Débrayage du 28/02 : ça enfle, ça enfle ! Reconduction et durcissement du mouvement votés

    Voilà quelques brèves:

    AKKA En région parisienne:

    A l'agence de Guyancourt: Paris Gershwin : 150 personnes (plus que le 14/02), reconduction à 1 journée votée

    Reportage TV : http://cgtakkaiscoframi.hautetfort.com/archive/2014/03/28/reportage-tv-fil-78-greve-akka-guyancourt-gershwin-28-fevrie-5311837.html

     

     Grève AKKA - Guyancourt-Gershwin - 28 février 2014

     

     

     

     

    Bien que cette journée du 28 février tombait en période de congés scolaires le personnel était nombreux à débrayer. Certains sont même venus d'assez loin depuis des sites clients comme celui de Renault-Lardy en Essonne, département voisin. 

    C'est en scandant des slogans et brandissant banderoles et pancartes aux messages sans équivoque que les manifestants ont exprimé le rejet du nouveau barème de remboursement de frais professionnels et dénoncé la brutalité de sa mise en place par cette direction AKKA irrespectueuse de son personnel. Les grévistes se disent prêts à durcir le mouvement.

    Reportage TV: Lien direct sur l'extrait vidéo. http://akka.is.online.fr/20140228-reportage-TV-FIL-78-Greve-AKKA-Guyancourt-Gershwin-28-fevrier-2014.html

     Grève AKKA - Lyon-Vaise - 28 février 2014

     

    AKKA Lyon-vaise

    Il y avait plus de 50 personnes venues manifester à Lyon Vaise malgré les prévisions météo pluvieuses devant l’agence d’AKKA à Lyon, des collaborateurs en mission et en intercontrat aussi comme le 14/02. La plupart venaient des sites de Schneider Macon, Schneider Beynost, Renault Trucks (où le client soutient les grévistes), de Sanofi Pasteur, de Carrier Montluel, Alstom (nouveau), un collègue est venu de St Etienne. 
    Les manifestants étaient très motivés. Ils ont symboliquement brulé leurs nouveaux ordres de mission, ceux avec les modalités de remboursement de frais qu’ils refusent d’appliquer, ainsi que le courrier des voeux de Maurice Ricci, PDG du Groupe AKKA Technologies, qui prône le respect des salariés, et voeux qui n’ont pas été tenus.

    AKKA Grenoble:

    reconduction à ½ journée ou 1 journée adoptée, ils envisagent d’aller manifester à Vaise

    20140228-Le-Dauphine-Libere-1er-mars-2014-Greve-AKKA-Eybens.jpg

    AKKA Reichoffen (Alstom) devant l'usine du client, qui soutien les grévistes, et les Lardy (Renault)

    IMG_20140228_Reichoffen1.jpg 20140228_111137_Lardy.jpg

    AKKA Lille Visteon : 8 personnes (tout l’effectif présent), et le client est avec les grévistes et met la pression sur la Direction d’AKKA.

    AKKA Belfort : 17 personnes, l'article dans l’Est Républicain : Article l EST Republicain 01032014.pdf

    reconduction à ½ journée ou 1 journée votée

    AKKA Toulouse Basso : 170 personnes (plus que le 14/02)

    Le mouvement a été reconduit pour le 21 mars (1 heure de débrayage ou 1 après midi voire plus, selon le mouvement au niveau national) le temps de laisser passer les 15 jours de vacances scolaires et la 2ème réunion de négociations (NAO AKKA IS) qui aura lieu le 17 mars, période permettant à la Direction de réagir en organisant une réunion avec les Instances Représentatives du Personnel sur la gestion des intercontrats et en supprimant son projet unilatérale de barème des frais professionnels pour réaliser un projet négocié avec les Organisations Syndicales.

    Etaient présent TéléToulouse qui a réalisé un reportage (à partir de 5'26 :

    http://www.teletoulouse.fr/Mstr.php?lk=29326566662020&Em=15#.UxDuOGD_UtA.email) ainsi qu'un représentant du Service Départemental de l'Information Générale de la Haute-Garonne, inquiet de la récurrence des mouvements sociaux à AKKA.

    20140228-MobilisationAKKAToulouse01.jpg

    20140228-MobilisationAKKAToulouse02.jpg

     

    Et enfin, à Vélizy, voici les Messier-Bugatti,
    les premiers à avoir retrouvé le sourire, qu'on surnomment déjà les Winners.
    Le client a tapé du point sur la table, AKKA a cédé,
    ils retrouveront leurs frais perdus dans leur salaire de base.
    BRAVO.

    Messier Bugatti

    Continuons le combat pour que nous TOUS, nous y ayons droit !

    Nous demandons que la Direction organise des négociations loyales pour :

    établir un projet de barème des frais professionnels où les salarié-e-s ne payent pas 1 centime dans le cadre de leurs déplacements professionnels, sans aucune incidence sur leur rémunération.

    valoriser l'emploi et le fruit du travail des salarié-e-s avec une enveloppe conséquente destinée aux augmentations de salaire

    assurer l'employabilité des salarié-e-s qui sont ou peuvent se retrouver en situation d'intercontrat; la mobilité géographique ne doit être évoquée qu'en ultime recours si ce dernier est en a la possibilité et la volonté.

    Avoir recours à la mobilité géographique prouve bien que l'entreprise est fragilisée dans la région concernée et que les moyens commerciaux doivent donc y être largement développés !

    Autres liens sur la mobilisation nationale à AKKA :

    http://akka.is.online.fr/20140228-Greve-AKKA.html

    http://www.estrepublicain.fr/social/2014/02/14/grogne-chez-akka

    http://www.humanite.fr/social-eco/des-prestataires-sous-pression-de-renault-558229

    https://communismeouvrier.wordpress.com/2014/02/04/debrayage-des-salaries-dakka-en-mission-chez-renault-en-region-parisienne/

    http://www.leprogres.fr/rhone/2014/02/14/greve-chez-akka-technologies

    http://www.etincelle-technocentre.com/article-y-akka-pas-lacher-122606863.html

  • L'employeur peut-il imposer des astreintes ?

    La mise en œuvre d'une astreinte prévue par la convention collective ne constitue pas une modification du contrat de travail (Cass. soc., 16 déc. 1998, n° 96-42.102 ; Cass. soc., 13 févr. 2002, n° 00-40.387). Elle s’impose dans cette hypothèse au salarié qui ne peut pas s’opposer à faire des astreintes.

    A l'inverse, lorsque l'astreinte est imposée au salarié par l'employeur, en cours d'exécution du contrat de travail, sans qu'elle trouve sa source dans un accord collectif, il s'agit d'une modification du contrat, qui nécessite donc l’acceptation du salarié (Cass. soc., 31 mai 2000, n° 98-42.102 ; Cass. soc., 22 oct. 2008, n° 07-43.435).

     

     

    Dans votre convention collective bureau d’études techniques (SYNTEC), l’accord national du 22 juin 1999 rappelle à l’article 1 du chapitre 1 le cas particulier de l’astreinte concernant le temps de travail effectif, en précisant que le temps d’intervention durant une astreinte correspond à un temps de travail effectif.

     

    Cependant, après vérification votre convention collective, n’instaure pas pour autant l’astreinte, mais se contente de rappeler ce que prévoit la loi en matière de décompte du temps de travail lors d’une astreinte.

     

    En conséquence, comme la mise en œuvre de l’astreinte n’est pas prévue par votre convention collective, et en l’absence d’accord collectif d’entreprise sur l’astreinte, l’employeur ne peut pas imposer à un salarié de votre entreprise une astreinte, si ce n’est pas inscrit dans son contrat de travail, car cela constitue une modification de son contrat de travail, qui nécessite son acceptation.

     

    S’il souhaite mettre en œuvre l’astreinte, il devra préalablement informer et consulter le CE et informer l’inspection du travail et la proposer aux salariés pour qui le principe est inscrit dans le contrat de travail ou qui sont volontaires.

     

    Accord national du 22 juin 1999 issu de votre convention collective bureau d’études techniques

    (Étendu par arrêté du 21 décembre 1999, JO 24 décembre 1999 et applicable à compter du premier jour du mois suivant la publication au journal officiel de son arrêté d'extension, soit à compter du 19 janvier 2000, modifié par arrêté du 10 novembre 2000, JO 22 novembre 2000)

    (mod. par )

    Avenant 25 oct. 2007, étendu par arr. 11 févr. 2009, JO 20 févr., applicable à compter du 1er jour du mois suivant la date de publication de son arr. d'extension.

    Préambule

    La réduction du chômage et l'embauche de jeunes sont des priorités partagées par tous les partenaires sociaux.

    Les entreprises de la Fédération SYNTEC et de la CICF (Chambre des Ingénieurs Conseils de France) ont embauché plus de 40 000 personnes en 1998, dont plus du tiers des jeunes ingénieurs sortis d'écoles, toutes disciplines confondues. Elles ont l'ambition d'en embaucher plus de 50 000 en 1999 en bénéficiant de la montée des services dans l'économie, de la complexité croissante des technologies et de l'externalisation de plus en plus fréquente des prestations d'ingénierie, de conseil, de formation et de mise en œuvre.

    Les métiers du Savoir, regroupés dans les Fédérations Syntec et CICF, ont ainsi la volonté de créer un nombre très important d'emplois, en particulier destinés aux jeunes.

    Les tâches effectuées par leurs collaborateurs supposent une large part de création ou de conception qui implique une grande autonomie dans l'organisation de leur travail et une très faible possibilité de substituer immédiatement un collaborateur par un autre au cours de sa mission.

    De plus les métiers du Savoir, par essence mobiles et internationaux, sont confrontés à une concurrence mondiale et leurs coûts de production sont directement liés au coût et à la durée du travail. Les entreprises du secteur ne peuvent prendre le risque de détériorer leur compétitivité en alourdissant leurs coûts de production. En effet leur capacité à embaucher passe obligatoirement par le maintien de leur compétitivité.

    La situation économique des entreprises de la branche est très contrastée, en raison de la diversité de leurs tailles et des secteurs d'activité dans lesquels elles opèrent. Dans ce contexte économique, les parties signataires conviennent dans le cadre de l'application de la loi du 13 juin 1998, de mettre en œuvre des mesures susceptibles de répondre à plusieurs objectifs :

    -  augmenter le volume de création d'emplois en assortissant chaque fois que possible la réduction du temps de travail, d'embauches : les parties signataires considèrent qu'il est préférable pour l'emploi de privilégier les démarches volontaires et négociées au niveau des entreprises afin de mettre en place les solutions les plus adaptées. Cet examen conduira certaines entreprises ou établissements à entrer dans le dispositif d'incitation prévu par l'article 3 de la loi du 13 juin 1998.

    -  développer la formation professionnelle des salariés en favorisant la mise en place d'opérations susceptibles d'accompagner leur évolution professionnelle.

    -  préserver l'emploi dans les entreprises en difficulté.

    -  permettre aux entreprises de réduire le temps de travail tout en leur donnant la possibilité de faire face aux exigences de la compétitivité et à la réorganisation du travail par l'aménagement du temps de travail sur l'année.

    -  diminuer le temps de travail des salariés pour améliorer leurs conditions de travail.



    Ces mesures, au travers de l'instauration d'un horaire collectif de 35 heures et des modalités d'aménagement annuel du temps de travail proposées, doivent en effet permettre à une majorité de salariés de la branche de bénéficier d'une dizaine de jours de disponibilité par rapport à la durée conventionnelle actuelle, au-delà de la garantie accordée sur le caractère chômé et payé des jours fériés et des jours d'ancienneté conventionnels.

    Prenant en compte les dispositions prévues par la loi du 13 juin 1998 d'orientation et d'incitation à la réduction du temps de travail, réduisant la durée légale du travail des salariés à 35 H par semaine au 1er janvier 2000 ou au 1er janvier 2002 selon les cas, les parties signataires décident d'adopter les dispositions suivantes :

    Champ d'application

    Le présent accord national est applicable aux entreprises entrant dans le champ d'application de la convention collective nationale des bureaux d'études techniques, des cabinets d'ingénieurs conseils, et des sociétés de conseils.

     

    CHAPITRE 1

    Durée du travail

    Article 1

    Durée du travail effectif

    Conformément à l'article L. 212-4 du Code du travail, la durée du travail effectif est le temps pendant lequel le salarié est à la disposition de l'employeur et doit se conformer à ses directives générales sans pouvoir vaquer librement à des occupations personnelles.

    Cas particulier de l'astreinte> : l'<astreinte> concerne les plages horaires en dehors des horaires habituels de travail pendant lesquelles un salarié peut être amené à intervenir à la demande de l'employeur. Toute intervention effectuée pendant la période d'<astreinte>, que cette intervention ait lieu au domicile du collaborateur ou sur le lieu du projet fait partie intégrante du temps de travail effectif du salarié.

    Article 2

    Durée conventionnelle du travail

    La durée hebdomadaire conventionnelle du travail effectif est fixée à 35 heures à compter de la date d'effet précisée au chapitre 11 du présent accord. Cette définition ne fait pas obstacle à des dispositions plus favorables qui pourraient exister dans les accords ou les usages des entreprises.

     Complément d'informations : Mise en place Astreinte.pdf